Selon l’Histoire officielle, l’Arche d’Alliance a disparue dans l’oubli. Il nous faut alors se tourner vers les sociétés secrètes — qui ont de tous temps existées — et les traces symboliques qu’elles ont laissées à la postérité. Ces sociétés avaient compris depuis longtemps que le véritable pouvoir réside dans la Connaissance et en particulier dans la différence de connaissance entre eux et le reste du monde, d’où l’idée de demeurer secrète.

Un petit groupe d’initiés savait, était convaincu de savoir ou avait découvert, que l’Arche de l’Alliance se trouvait encore sous le Temple d’Hérode, dans les ruines du Second Temple du roi Salomon. Ils se devaient de trouver une façon de la récupérer secrètement. Pour ce faire, rien de mieux qu’un territoire en guerre, qu’un terrain conquis, pour éloigner les curieux et faire des fouilles sérieuses en toute discrétion. Et comme je l’ai dit précédemment, nous ne saurons probablement jamais s’ils sont à l’origine de la première croisade ou s’ils ont profité de l’occasion. Par contre, on peut raisonnablement conclure que l’entreprise fut délibérément discrète, Foucher de Chartres n’ayant jamais fait mention de leurs activités pendant les neuf années de leur présence.

Ils commencèrent leur recherche de l’Arche d’Alliance aux environs de l’an 1119 et, le 23 janvier 1120, la milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon prit naissance lors du concile de Naplouse. Elle s’était donnée officiellement pour mission de sécuriser le voyage des pèlerins affluant d’Occident depuis la reconquête de Jérusalem.

Comme neufs chevaliers, à eux seuls, n’auraient pu accomplir une telle tâche, il est évident qu’ils étaient beaucoup plus, ou que se cachait une tout autre mission, ou les deux.

C’est au travers de la franc-maçonnerie, que nous retrouverons trace de la découverte qu’on faite les chevaliers du Temple. C’est un texte qui mérite citation et qui a été retrouvé dans la description d’un rituel d’une édition privée imprimée en 1915 de la maçonnerie de la Royal Arch :

« Tôt ce matin, en reprenant notre travail, nous découvrîmes une paire de piliers d’une beauté et d’une symétrie exquises. Poursuivant notre ouvrage, nous découvrîmes six autres paires d’égale beauté, qui, d’après leur situation, apparurent comme les vestiges d’une galerie souterraine conduisant au Lieu le Plus Saint. En enlevant les décombres et fragments qui obstruaient notre progression, nous parvînmes à un endroit qui semblait être de la roche dure. Mais, l’ayant frappée accidentellement avec mon levier, j’entendis qu’elle sonnait creux. Nous continuâmes de déblayer les gravats et la terre, pour découvrir qu’au lieu de roche, il s’agissait d’une série de pierres formant une arche. Conscient que l’architecte de l’ancienne structure n‘avait pas conçu de partie en vain, nous décidâmes de l’examiner. Dans ce but, nous enlevâmes deux des pierres, et alors nous découvrîmes un caveau vouté d’une taille considérable et immédiatement nous tirâmes au sort qui descendrait.

Le lot tomba sur moi. Alors, pour qu’aucune vapeur nocive ou quelque autre cause ne me mette en danger, mes compagnons accrochèrent cette corde ou ligne de vie autour de mon corps, et je fus descendu dans la voûte. En arrivant en bas, je fis le signal prévu, et mes compagnons me donnèrent plus de corde pour que je puisse traverser la salle voutée. Je découvris alors quelque chose ayant la forme d’un petit autel et sentis des signes ou des caractères gravés dessus. Mais en raison du manque de lumière, j’étais incapable de les déchiffrer. Je trouvai aussi ce rouleau, mais, pour la même raison, je fus incapable de lire son contenu. Je donnai alors un autre signal prévu et je fus remonté en rapportant le manuscrit avec moi. Nous vîmes dès la première ligne qu’il contenait le texte de la Très Sainte Loi, que notre Dieu avait promulguée au pied du mont Sinaï.

Ce précieux trésor nous incita à poursuivre nos efforts. Nous enlevâmes une autre pierre, et, de nouveau, je descendis dans la chambre voutée. À ce moment, le soleil avait atteint son zénith et, brillant de toute sa splendeur, il projetait ses rayons directement à travers l’ouverture, ce qui permit de distinguer les objets que je n’avais précédemment qu’imparfaitement repérés. Au centre de la salle, je vis un petit autel de marbre pur, sur lequel étaient gravés certains caractères mystiques, et un voile recouvrait sa partie supérieure. M’approchant avec une crainte révérencielle, je levai le voile et aperçus ce que je supposai humblement être le Mot Sacré lui-même. Je replaçai le Voile sur l’autel sacré et fus de nouveau remonté hors de la chambre voutée. Nous refermâmes alors l’ouverture et nous hâtâmes pour venir raconter à vos Excellences les découvertes que nous avions faites. »

La Clé d’Hiram, p. 302-303

Le lien entre les Templiers et la Franc-maçonnerie n’étant plus à démontrer, on remarque tout de suite deux choses : cette histoire ne peut faire référence qu’à la découverte qu’ont fait les chevaliers du Temple et qu’elle revêt une importance cruciale sur la direction que l’Ordre du Temple a prise.

Rien n’indique pourtant que les templiers y aient découvert l’Arche de l’Alliance. Ils l’ont découverte, certes, mais pas à cet endroit. J’y reviendrai plus loin. Ils ont découvert, par contre, quelque chose de totalement inattendu et qui bouleversera leurs vies.

Hugues de Payens et ses chevaliers réalisèrent qu’ils avaient entre les mains quelque chose encore inconnu de l’Église. Ils redescendirent dans le caveau sur l’heure du midi, afin d’avoir le plus de lumière possible. Ils découvrirent les rouleaux contenant la tradition secrète de Qumran. Il devait y avoir également les manuscrits que Moïse confia à Josué, lui enjoignant de les ordonner, de les oindre d’huile de cèdre et de les placer dans des récipients de terre à l’endroit que Yahvé fit dès le commencement de la création du monde jusqu’au jour du repentir, c’est-à-dire : Jérusalem.

Et je n’ai qu’une réponse à la question à savoir s’il y avait un trésor monétaire :

je ne sais pas et cela n’a aucune importance.

Il ne faut pas oublier que, malgré la quantité phénoménale de commanderies en Europe, leurs fonctions n'étaient qu'administratives et toutes les recettes étaient dirigées vers leurs activités orientales. 

Tout cela a fort probablement été dépensé lors des croisades.

 

Me contacter

Ce site est protégé par reCAPTCHA et la politique de confidentialité Google et ses Conditions de Service s'appliquent.