La question du célibat de Jésus revêt ici une grande importance sur la suite des évènements. Avec la tentative de Jésus, de s’ouvrir au monde extérieur, afin de s’unir contre l’Empire romain, les romains comprirent que la lignée royale de David était un ennemi à ne pas ignorer.
Beaucoup de mythes et de falsifications se sont cristallisées autour de l’existence du Christ, de sa vie et de sa descendance, au point d’en devenir des vérités. L’existence d’une lignée royale du Christ était non seulement une menace pour l’Empire romain, mais également pour l’Église catholique romaine naissante qui ne possédait pas de pouvoir politique.
Avant l’avènement de la démocratie, le pouvoir politique était intimement lié à la royauté et l’Église catholique ne put accéder à ce pouvoir que lorsque Clovis, qui était déjà roi mérovingien, accepta de se faire baptiser par Saint Rémi à Reims. Les rois de France devaient dès lors être baptisés catholiquement pour être rois.
Cette carence politique de l’Église fit de Marie Madeleine une véritable épine au pied. On l’a reléguée au dernier rang en la dépeignant comme une prostituée, car reconnaître Marie Madeleine, c’était reconnaître la descendance de Jésus, appelée également la lignée du Graal. Reconnaître la descendance de Jésus équivalait à reconnaître la préséance royale de la lignée sur l’Église catholique romaine.




