À l’époque de la naissance de Jésus, la Palestine comprenait trois provinces, soit la Galilée au nord, la Judée au sud et la Samarie placée juste entre les deux autres. Antipater était procurateur de la Palestine et son fils Hérode, procurateur de Judée. À la mort d’Antipater, Hérode fut convoqué à Rome où il fut fait roi de Judée.
Hérode s’était convertit au judaïsme, mais pour nombre de ses sujets, il était toujours un usurpateur, n’étant pas de la descendance de David. Concrètement, il ne régnait que sur la Galilée, la Judée étant administrée par un procurateur romain. Pour s’imposer, Hérode fit crucifier des milliers de personnes et écrasa les autres sous de lourds impôts.
Les nazoréens, aussi appelés naziréens ou nazaréens, étaient les membres d’une secte juive ascétique. Pour y adhérer, il fallait faire vœu de naziréat. Ces vœux sont décrits dans l’Ancien Testament (Nombres 6.2-22). Jésus faisait partie de ces nazoréens et n’était pas, comme on nous le martèle inlassablement, un nazaréen, habitant de la Ville de Nazareth. Comme cette ville n’est apparue que soixante ans environ après la naissance de Jésus, il ne pouvait donc en être issu. Alors pourquoi veut-on tant nous le faire croire ?
Au sein des membres de la communauté des nazoréens, aussi appelés les esséniens, la vie maritale était autorisée et régie par des lois très strictes, en ce qui a trait du moins aux membres de la lignée royale. Ils pouvaient, dans des occasions spéciales, quitter momentanément leur célibat. Une de ces occasions spéciales, était de pouvoir assurer une descendance à la lignée royale de David. Pour s’en assurer, des fiançailles étaient d’abord consenties. Ce n’étaient pas des fiançailles dans le sens où nous l’entendons aujourd’hui, mais plutôt une forme de mariage à l’essai.
Joseph et Marie se connurent bibliquement afin que le couple conçoive un enfant mâle, permettant d’assurer la descendance royale. Ces fiançailles ne pouvaient se faire que pendant une période bien précise de l’année, soit les deux premières semaines de décembre, afin que l’enfant puisse naître dans les dates prescrites au début de septembre. Si c’était une fille, il fallait attendre trois ans pour refaire un autre essai. Au cas où le couple s’avèrerait être stérile ou s’il ne pouvait qu’engendrer des filles, les fiançailles étaient alors rompues afin de reformer un autre couple plus fructueux.
Ce n’est que lorsque le couple mettait au monde un garçon que le mariage officiel pouvait être célébré. Cela permettait ainsi de s’assurer d’une descendance mâle pour la lignée royale. Le mari devait alors attendre six autres années avant de connaître à nouveau son épouse. Cela dans le but d’obtenir un deuxième enfant mâle afin d’assurer la descendance et d’avoir une différence d’âge assez grande entre les deux frères, question d’éviter un conflit pour la couronne. Entre ces périodes, le couple reprenait sa vie monastique au sein de la communauté.
L’incompréhension, volontaire ou non de la part de l’Église, de ce mode de fonctionnement amena l’idée de la virginité de Marie :
Le verset 1.23 est repris textuellement d’Ésaïe 7.14 dans le seul but d’obtenir une justification du rôle messianique de Jésus dans l’Ancien Testament. On remarquera d’ailleurs que Joseph a tout de même appelé son fils Jésus et non Emmanuel. Le nom d’Emmanuel n’est d’ailleurs pas repris dans aucun autre texte du Nouveau Testament.
Dans le verset 1.24, Joseph prit sa femme avec lui, accomplissant son devoir de procréateur, comme l’ange — prêtre essénien — le lui avait ordonné.
Le mot, que l’on a traduit pour vierge, s’écrit עלמה (almah) et signifie en fait jeune femme, alors qu’une vierge dans le sens où nous l’entendons, en hébreu, se dit בתולה (bethula). L’étymologie du mot vierge, nous vient de virgo, en grec, et signifie jeune fille — ce qui va dans le sens de la traduction du mot עלמה (almah). Ce que nous définissons comme étant une jeune fille n’ayant jamais eue de relation sexuelles, doit être accompagné du mot intacta, soit virgo intacta, pour indiquer qu’elle est intacte. C’est là toute la méprise à l’origine du dogme de la virginité de Marie.




