La première croisade s’est déroulée de 1096 à 1099. Les Turcs Seldjoukides — d’origine sunnite —, en 1078, délogèrent de Jérusalem les Arabes Abbassides — d’origine chiite — qui s’y étaient installés depuis l’an 637. Les nouveaux conquérants refusèrent alors de laisser le libre passage aux pèlerins chrétiens vers Jérusalem.
Déjà, en 1074, le pape Grégoire VII préparait un projet visant à reconquérir les terres chrétiennes, bien que ce soit le pape Urbain II qui déclencha la Croisade. Le but officiel était de porter secours aux chrétiens d’Orient et de reconquérir la Terre Sainte, mais cela n’explique pas pourquoi la participation du peuple et des chevaliers fut si grande.
Cette croisade, qui a vu naître nombre de chroniqueurs, fut enjolivée et romancée. La reconquête de la Terre Sainte fut un justificatif développé, après coup, par ces chroniqueurs, mais les véritables raisons n’ont jamais vraiment été évoquées.
Depuis le VIIIe siècle, Rome et Constantinople s’enrichirent de la chute de Jérusalem en devenant les nouveaux centres d’intérêts. Jérusalem fut prise et reprise, sans que Rome ne s’en inquiète.
La prise de Jérusalem par les Turcs Seldjoukides, n’était que la mèche. Et derrière la mèche, il y a aussi un tonnelet de poudre. De tous temps, les guerres se sont toujours faites pour les mêmes raisons : il y a celui qui fait du profit en vendant le tonnelet et celui qui fait un bénéfice de la guerre elle-même. Les motifs officiels des guerres ont toujours étés là pour cacher les véritables motifs de ceux qui les initient.




