L’Arche d’Alliance ne contenait pas que les Tables de la Loi contenant les dix commandements. Selon l’Ancien testament, elle contenait également le Dieu Yahvé lui-même. L’accès en avait été réduit par Salomon et le Grand Prêtre ne pouvait y accéder qu’une fois par an le jour des Expiations. Le reste du temps, dans le Temple, l’Arche était plongée dans l’obscurité.
Il est clair que l’Arche ne pouvait contenir le Dieu des hébreux et que son contenu avait une importance telle, que son accès en était restreint. D’où l’idée de faire un temple pour protéger un secret et non un temple pour adorer un dieu ou pratiquer sa foi.
À Aksoum, il y a la fête de Timket, où un coffre voilé symbolisant l’Arche d’Alliance est porté en procession. Les églises éthiopiennes de leur côté possèdent un tabot, une sorte de plaque symbolisant les tables de la loi et par extension l’Arche elle-même. Et enfin, l’église Sainte Marie de Sion, à Aksoum, qui prétend détenir la véritable Arche d’Alliance où seul le prêtre-gardien a le droit de pénétrer dans le lieu où elle est maintenue au secret.
Un manuscrit du XIIIe siècle, le Kébra Nagast, raconte que lorsque la Reine de Saba visita Salomon, elle tomba enceinte. À son retour en Éthiopie, elle mit au monde Ménélik, qui, plus tard, retournera vers Salomon et ramènera l’Arche de l’Alliance.
Cette légende trouve également confirmation par l’existence d’une communauté de juifs noirs observant les rites de l’ancien judaïsme.
L’Arche d’Alliance s’est bien rendue en Éthiopie, là où les templiers la récupérèrent. Des croix pattées dans les églises éthiopiennes témoignent de leur passage. On retrouve également à Lalibela des églises rupestres construites au XIIIe siècle, à même le roc en une seule pièce. Celles-ci, parfois reliées par des tunnels, sont séparées les unes des autres par une petite rivière que les éthiopiens appellent le Jourdain, séparant la Jérusalem céleste de la Jérusalem terrestre. Certains attribuent leur construction aux templiers.
Les traces les plus probantes que les templiers récupérèrent l’Arche d’Alliance sont sous notre nez par l’architecture même des cathédrales gothiques, ainsi que d’autres symboliques, que nous retrouverons plus loin, en Amérique.
Sur le porche de la cathédrale de Chartres on retrouve une statue de la reine de Saba debout sur un esclave noir, symbolisant son origine éthiopienne, ainsi qu’une représentation de l’Arche de l’Alliance sur l’un des piliers de la cathédrale. On y voit un chevalier templier s’emparant de l’arche avec une cape pour ne pas être foudroyé. On y trouve également une inscription en latin que l’on pourrait simplement traduire par : « Ici est envoyée au loin l’Arche de l’Alliance ». Ce qui tendrait à dire que l’Arche est passée par Chartres, puis est repartie hors de Chartres, voire hors de la France.




