La légende du Graal a donné lieu à de nombreuses interprétations symboliques et ésotériques. Il peut être le Saint Calice, — coupe qui a recueilli le sang du Christ — prenant alors le nom de Saint Graal ; certains le perçoivent comme un vase ou un récipient d'abondance au contenu inépuisable ; d’autres comme une pierre à caractère sacré et d’autres encore l’associent à la Sainte Lance, qui a percé le flanc du Christ sur la Croix.

Plus couramment, il est vu comme le calice contenant le sang du Christ, recueilli par Joseph d'Arimathie lorsque le Christ fut descendu de sa Croix. Il serait également le même calice dont Jésus s'est servi lors de la dernière Cène. Cette légende du Graal a été écrite en vers par Robert de Boron à partir du texte grec apocryphe de l’Évangile selon Nicodème. Ce texte est d’ailleurs la source de la plupart des quêtes du Graal.

Comme calice contenant le sang du Christ, Le Saint Graal est également une métaphore désignant la descendance de Jésus et de Marie Madeleine, une extension naturelle de la lignée royale de David. Elle s’exprime par la transposition : Saint Graal – Sang Real – Sang Royal, souvent exprimée dans les courants gnostiques et ésotériques.

On retrouve également le calice d'Antioche, conservé à la cathédrale de Valence, en Espagne, considéré par certain comme étant le Saint Graal en question. Celui-ci aurait été préservé de la conquête musulmane par Saint Laurent, diacre du pape Sixte II, qui l'aurait fait envoyer dans son village natal de Huesca.

Il y a encore beaucoup d’autres Graals, au point de pouvoir affirmer qu’un Graal est tout simplement un trésor sacré, l’objet et le but final de toute quête initiatique.

 

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