Dix ans après l’octroi de sa première règle latine, l’Ordre du Temple se donna une règle française pour remplacer l’ancienne. Par cet acte pour le moins unique dans l’histoire d’un ordre monastique, soit de remplacer le latin par le français, on constate jusqu’à quel point il jouissait d’une totale indépendance. Encore mieux, la nouvelle règle comportait plusieurs changements, dont la permission de se tenir dans des endroits où se trouvent des chevaliers excommuniés. Il est clair que les croyances des templiers n’étaient pas les mêmes que celles de Rome. Chose à noter, dans cette règle française, il n’était toujours pas fait mention de la protection des pèlerins.

L’Ordre Noir du Temple avait découvert, dans les rouleaux de Qumran, que Jésus n’était pas mort sur la croix, que cette mort était une mise en scène pour se faire reconnaître comme le messie attendu et pour lui permettre d’ouvrir le judaïsme au reste du monde. La mort et la résurrection, comme par exemple celle de Lazare, était en fait un rituel initiatique pour entrer dans la communauté : mourir à son ancienne vie pour naître à la nouvelle. Cette découverte était une bombe qui aurait pu jeter par terre les fondements de l’Église catholique. Il décida alors d’être le dépositaire de ce secret et de s’en servir pour s’imposer. C’est en grande partie pour cette raison que nous n’avons retrouvé que peu de manuscrits sur les activités de l’Ordre.

Cela explique également pourquoi les Templiers ne se faisaient confesser que par des chapelains de l’Ordre, afin de ne pas laisser s’ébruiter certains secrets hors les murs. Lorsque les chapelains donnaient l’absolution, ils l’exprimaient en ces termes : « Je prie Dieu qu’il vous pardonne vos péchés, comme il les pardonna à Marie Madeleine et au larron qui fut mis en croix ! » On ne peut être plus clair.

Marie Madeleine revêtait, pour eux, une plus grande importance que Jésus. Jésus et le Christ étaient, pour eux, deux personnages différents. Ils avaient trouvé une façon ingénieuse de concilier leurs croyances avec celles de l’Église. Ils admettaient que le Christ ait pu s’incarner dans le corps de Jésus le temps de ce simulacre de crucifixion, afin que Dieu puisse donner symboliquement son fils en sacrifice pour le poids des péchés du Monde.

Il apparaît clairement que si Jésus était pour eux un larron,
Marie, sa mère, ne devait pas avoir plus d’importance.

Je ne peux que conclure que Marie-Madeleine était leur Notre-Dame vénérée au travers des cathédrales gothiques connues sous ce vocable :
Notre-Dame d’Amiens, d’Abbeville, de Bayeux, de Chartres, de l’Épine, d’Étampes, d’Évreux, de Paris, de Reims et de Rouen.

Celles-ci formant à grande échelle la représentation de la Constellation de la Vierge,
à l’époque de la naissance de Jésus dit-on, parce qu’elles sont orientées vers le solstice d’été de cette époque.

Il ne faudrait pas oublier que ces cathédrales ont été construites sur des anciens sites celtiques et que cette configuration était donc bien antérieure à la présence de ces cathédrales.

 

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