La doctrine cathare était basée sur un système dualiste où s’opposait le monde matériel et spirituel. Le corps était considéré comme une prison matérielle pour l’âme. Ils croyaient à la réincarnation, où l’âme voyage de corps en corps, de prison en prison, jusqu’à ce qu’elle se libère de ce cycle.

Il n’y avait que le baptême spirituel — le Consolament — à avoir la capacité de briser cette chaîne de mort et de renaissance qui empêche l’âme de regagner le ciel.

Le catharisme a connu diverses interprétations, principalement à cause de sa difficulté à envisager l’incarnation du Christ. Ils attribuaient l’Ancien Testament à un dieu mauvais, et le Nouveau Testament à un dieu bon, projetant l’incarnation du Christ dans un monde matériel sous la gouverne d’un dieu mauvais.

Les cathares (ou albigeois), furent nommés ainsi par Saint-Augustin, ce qui veut dire les purs en grec. Jugés hérétiques par l’Église catholique romaine, l’inquisition les appelaient les parfaits, ce qui pour elle voulait dire parfaits hérétiques.

Il y aurait beaucoup à dire sur les cathares, mais le plus important est de savoir qu’ils étaient très répandus en Europe occidentale, au point de porter ombrage au catholicisme, fort probablement parce qu’ils étaient beaucoup plus près de la philosophie des premières communautés chrétiennes.

Il s’en suivit une violente répression armée, appelée croisade contre les albigeois qui dura de 1208 à 1229. Cette répression connut une fin mythique au Château de Montségur en 1244. Les derniers cathares y auraient été massacrés et seuls quelque uns purent s’enfuir, emportant avec eux une pièce importante du trésor de l’Église cathare : le Graal.

Le Graal des cathares pourrait représenter un trésor matériel, mais je pencherais plutôt pour la thèse de la descendance de Jésus et de Marie Madeleine. Nous verrons cela de plus près dans le prochain tableau.

 

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